Quand le terroir rencontre le temps : les Grands Crus en première ligne
Ce qui distingue les Grands Crus d’Alsace de toute autre bouteille produite sur la route des vins, c’est ce duo entre des terroirs ultra-précis – marneux, granitiques, schisteux – et l’incroyable capacité du raisin à faire parler l’année. Dans ces parcelles parfois minuscules, la vigne ne triche pas : elle raconte tout.
- Schlossberg : granite et exposition plein sud, il magnifie les années chaudes, donnant des Rieslings musclés, presque exubérants.
- Zotzenberg : une rareté marno-calcaire, qui sublime les années de récoltes tardives pour produire des Sylvaners d’une longévité rare.
- Froehn (Zellenberg) : la fraîcheur d’un millésime froid y offre des vins précis, pointus, salins.
Les professionnels le savent : certains Grands Crus se révèlent sur les millésimes extrêmes, tandis que d’autres ne livrent leur magie que sous la caresse d’une météo clémente.
L’avis des vignerons : paroles de passionnés
Beaucoup diront qu’il n’y a pas de « petit » millésime sur un Grand Cru, seulement des expressions différentes : « En 2016, nous avons eu une maturité très progressive, se souvient Marc Tempé (via La Revue du Vin de France), et nos Grands Crus sont aujourd’hui d’une élégance rare, le genre de millésime que les amateurs patients adoreront dans dix ans. »
Du côté de Ribeauvillé, Jean Trimbach confiait dans Wine Spectator "...Aucune année ne ressemble à une autre. Nos Grands Crus magiques, comme le Geisberg, mettent en valeur cette diversité : 2003, année brûlante, a offert des vins explosifs, 2013 des vins droits comme un matin d’avril."