Quel cépage alsacien pour quelle spécialité chinoise ?
Le porc aigre-doux : la force tranquille d’un gewurztraminer
La sauce tomate, l’ananas, le poivron confit. Voilà un plat qui pulse entre acidité, douceur, et un soupçon d’exotisme. Le gewurztraminer trouve ici son double – un vin demi-sec, souple, marqué par les fruits exotiques (lichi, mangue, rose) apaise la sucrosité sans l’annihiler. Privilégier une version classique (non liquoreuse), de préférence d’un terroir de grès pour la fraîcheur.
Canard laqué : la noblesse du pinot gris
Un plat légendaire, où la peau caramélisée se mêle à une viande juteuse. Le pinot gris d’Alsace, souvent considéré comme le « rouge blanc », s’impose par sa rondeur, sa puissance discrète et sa note fumée. Un pinot gris issu de vieilles vignes, légèrement moelleux mais ferme, saura soutenir la texture sans voler la vedette au canard.
Crevettes sauce aigre-douce et poisson vapeur
Ici, finesse et fraîcheur sont les guides. Misez sur un riesling demi-sec ou sec, à la nervosité minérale et aux notes d’agrumes. Il épouse la délicatesse du poisson et réveille la chair des crevettes. Les rieslings du terroir granitique (Bernardswiller, Niedermorschwihr) matchent à la perfection. (Source : Conseil Interprofessionnel des Vins d’Alsace)
Bœuf au caramel et notes d’épices douces
Un plat qui surprend par sa force et sa douceur. Un sylvaner de macération, ou encore un pinot blanc élevé sur lies, apportera rondeur et une touche florale qui s’accorde au poivre et à la sauce caramélisée. Pour les amateurs de rouges, osons un pinot noir d’Alsace, pas trop marqué par le bois (cuvée fruitée style Obernai), qui diapre la viande d’une fraîcheur inattendue.